Nous appliquons les consignes de la Préfecture, qui a pu répondre mardi 17/03/20 à nos questions : en application de l’article 1er du décret du 16 mars 2020 pour lutter contre le virus Covid-19, professionnels et particuliers peuvent venir à Jardin'enVie pour s'approvisionner en aliments, semences et plants de première nécessité, issus de variétés paysannes. Ces moments difficiles montrent à quel point il est urgent de relocaliser l'économie, de nous réapproprier notre avenir alimentaire. Aussi, nous avons modifié nos horaires d'ouverture et capacité d'accueil de notre boutique à la ferme. Vous pensez venir ? N'hésitez pas à prendre rendez-vous.

Découvrez : Comment commander ? Dans quels cas venir à Jardin'enVie ? Quelles règles pour y respecter les barrières sanitaires ?

Comme pour la plupart des petites et moyennes entreprises, cette crise menace notre capacité à produire. 50% de nos ventes sont réalisées entre mi-mars et mi-mai. Ce sont ces recettes qui nous permettent de payer les saisonniers nécessaires pour produire légumes et aliments avant de pouvoir les vendre. Nos récoltes nourissent plusieurs milliers de personnes. Nous ne savons pas encore comment, mais nous ferons tout pour surmonter cette nouvelle crise. Merci à tous nos salariés, qui ont décidé de s'engager pour relever le défi malgré les risques sanitaires. Une fois le virus vaincu, il faudra pouvoir manger tout le reste de l'année ! Il faudra beaucoup de solidarité pour trouver des réponses inédites. Nous utiliserons toutes nos forces et nouveaux outils pour y contribuer dès à présent autant que nous pourrons.

Bon courage à toutes et tous pour surmonter cette épreuve !

Comment respecter les barrières sanitaires et vous procurer nos aliments, semences et plants ?

Dans la mesure du possible, il vaut mieux retarder de 15 jours votre venue, sauf pour vous approvisionner en

  • nourriture

  • semences ou plants de végétaux qui nécessitent d’être semées/plantées sans attendre pour produire la nourriture dont vous avez besoin (soit pour votre auto-consommation, soit pour la vendre)

Si vous devez venir, nous vous recommandons de prendre rendez-vous au 0.679.675.671. Les conditions d’accueil à la boutique et à la pépinière évoluent. Nous essayons de minimiser le temps de contact entre deux personnes. Aussi, nous réduirons au strict minimum les conseils. Par contre nous ferons de notre mieux pour répondre aux questions que vous nous poseriez par courriel, avant ou après votre passage ou commande. Toute personne qui ne respectera pas les consignes ne sera par servie et se verra invitée à quitter les lieux.

Pour les personnes qui veulent passer à la boutique, l'idéal est de venir avec votre bon de commande.

Pour les commandes de plants de légumes d'été (tomates, poivrons, aubergines, courges...), l’idéal est de nous passer commande dès à présent par mail pour nous permettre de mieux planifier la production. Le processus est le suivant :

  • Vous remplissez le bon de commande que vous pouvez télécharger ici, pour nous l’envoyer par mail en pièce jointe.

  • Nous validons les disponibilités et vous proposons un devis. Actuellement, le délai de réponse à vos courriels est d'environ une semaine.

  • A réception de votre paiement (privilégier le virement), soit nous expédierons votre commande, soit nous vous contacterons pour convenir d'un rendez-vous pour venir la récupérer à la ferme.

Plus vous pourrez anticiper vos besoins, plus vous nous permettrez d’adapter la production, sachant que du fait de la fermeture des restaurants, de l’annulation de nombreuses foires de printemps et de De Ferme en Ferme, tous nos repères sont chamboulés.

Inutile de vous déplacer pour acheter des plants de fleurs, arbustes ou arbres car ils ne sont pas considérés comme de première nécessité. Vous vous exposeriez à une contravention de 135 €.

Nous étudions la possibilité d’expédier ou livrer les plants. Mais nous ne pouvons encore rien promettre. Passez vos commandes, nous répondrons au cas par cas.

Consignes à respecter si vous venez à la ferme

Nous vous demandons de respecter scrupuleusement les consignes suivantes (d’autres pourraient être ajoutées) :

  • Les horaires d’ouverture sont de 10h00 à 18h00 du mardi au samedi inclus. N’hésitez pas à appeler avant de venir pour prendre rendez-vous. Ces deux mesures permettront de diminuer et réguler le nombre de personnes présentes simultanément sur le site. Nous invitons les personnes à risque à toujours prendre rendez-vous : nous les recevrons en dehors des heures d'ouverture.

  • S’il y a trop de monde sur place, nous vous demanderons d’attendre dans votre voiture ou à l’écart le départ des précédents

  • Nous avons dédoublé notre espace boutique à la ferme pour encaisser, ce qui double la surface d’accueil. 3 personnes à la fois au maximum seront autorisées dans chacun d'eux.

  • Conserver en toute circonstance une distance de 1 m entre vous et toute autre personne

  • Eviter autant que possible les contacts. Si vous payez par chèque, venez avec un stylo.

  • Nous vous suggérons d’apporter des gants à usage unique. Nous vous en proposerons dans la mesure du possible (depuis le 15 mars il est devenu difficile de s'en procurer).

  • Le libre service ne sera plus possible. Une personne vous servira.

  • Nous vous recommandons de préparer votre visite à l'aide de nos bons de commande.

Liste des établissements autorisés

Il n’y a pas à ce jour de liste d’établissements autorisés. La liste des catégories ne mentionne pas de manière explicite les fermes, mais elles en font bien partie pour assurer la production alimentaire nécessaire pour nourrir la population aujourd’hui et tout au long de l’année. Si nous ne produisons pas maintenant, il n’y a aura pas de récolte pour la plupart des légumes les plus consommés de mai à février/mars 2021. De plus, 17 millions de familles auto-produisent tout ou partie de leur nourriture. Si cette production devait être assumée du jour au lendemain uniquement par des maraîchers, nous irions au-devant de graves difficultés pour nourrir la population.

Enfin, les variétés paysannes permettent relocaliser la production d'une nourriture de haute qualité nutritive, dans le respect du vivant. De quoi faire face avec plus d'éfficacité aux défis de notre époque et favoriser la capacité de notre organisme à mieux se défendre face à de nombreux pathogènes.

Comme prévu, Mireille Clapot a fait en sorte de réceptionner nos légumes avec l'intendant de Matignon JEV a Matignon

Voici le détail des variétés de légumes susceptibles d'être servis mardi midi à la table du 1° ministre

legumes legendes

TIGA programme national « Territoire d’innovation de grande ambition »

La grande ambition de Valence Romans, un des 24 territoires lauréats de ce programme est de :

  • devenir un territoire référence d’une nouvelle génération de Start-up, soucieuses de leur impact local et social

  • Stimuler les projets qui répondent aux nouveaux besoins des habitants sur les questions du bien vivre ensemble

A ce double titre, la candidature TIGA de Jardin’enVie / Humuscité / Terre Avenir Ville a été retenue.

Pour le développement des variétés paysannes, c’est une opportunité à ne pas manquer : plusieurs centaines de milliers d’euros pourraient être apportés, notamment par la Caisse des Dépôts, pour développer l’activité de Jardin’enVie, mais aussi pour financer des projets Humuscité comme la conception d’un atelier partagé de transformation et/ou de conditionnement/stockage/livraison avec aide à la contractualisation, destiné aux TPE/PME rurales et urbaines.

Au total, TIGA ce sont 450 millions d’euros pour 24 territoires sur 5 ans, ce n’est pas rien… en tout cas à notre échelle.

Mais dans le même temps, comme le révèle le « conflit de Canard » enchainé du 25/09/19, un élu local, également membre de la FNSEA, vient de se voir confier la distribution de 5 milliards du grand plan d’investissement du gouvernement. D’après vous, à qui pourraient aller ces milliards ? Au développement des variétés paysannes ou à des fermes-usines du genre poulaillers géants de 200 à 600000 poules ? Poules dont la moitié seront congelées et expédiées comme « poulet grand export » au moyen orient !.

Ici comme là bas, la concurrence déloyale vis à vis des producteurs, restaurateurs, métiers de bouche, ou épiciers qui tentent de respecter le vivant dans leurs pratiques métiers a de beaux jours devant elle. En marche toute pour le 20ème siècle !

Nous avons été invités par la préfecture à rencontrer le Premier Ministre et quatre de ses ministres dont le ministre de l’agriculture venus à Romans annoncer la nomination de l’agglomération Valence-Romans au programme TIGA. L’occasion pour nous de leur remettre un document pour les interpeller sur le fait que d’un côté ils proposent de soutenir le développement du métier d’artisans semencier, et de l’autre, ils votent des lois ou publient des décrets qui vont nous empêcher de le faire...

TIGA EricBrune PoirsonEnfin… c’est ce que nous espérions… Pour la petite histoire, après un accueil plutôt glacial de la part du service d’ordre, doutant que nous puissions avoir été invités par le préfet "ça, ça m'étonnerait beaucoup…". Il faut dire que nous avions des tee shirts du Réseau Semences Paysannes (sème ta résistance), le tablier de Minga (alimentons nous, alimentons la démocratie) mais aussi de beaux légumes, dont des tomates. Après vérification, nous pouvions entrer, mais sans les tomates… de peur que nous nous en servions d’armes par destination. Ils ont au du mal à comprendre que nous voulions juste les offrir aux ministres et au préfet. Dans le panier, il y avait aussi quelques questions... Après négociation, ils nous ont proposé de récupérer les paniers pour les donner aux ministres via notre députée, Mireille Clapot.

En fait nous n’avons pu que parler avec leur conseillers. Et échanger deux phrases avec Emmanuelle Wargon, secrétaire d'Etat à la transition écologique (cf photo) et inviter Didier Guillaume, ministre de l'agriculture, à visiter Jardin’enVie pour se rendre compte qu’il est possible de cultiver sans aucune pesticide, pas même ceux autorisés en bio, ce que nous faisons depuis 2009.

Et nos légumes sont restés à la Cité de la chaussure… faisant le bonheur de ses salariés à qui nous les avons en définitive offerts…

Navrée de ce manque de considération pour notre travail, Mireille Clapot s’est mise en quatre et a convaincu Matingnon et son intendant. Il recevra une cagette mardi pour servir au premier ministre nos légumes issus de variétés paysannes…

Daniel Gilles, maire de Saoû (Drôme), était convoqué au tribunal administratif de Grenoble, ce lundi 30 septembre 2019 à 14h, pour avoir pris un arrêté contre les pesticides. épandus dans les champs, sur le territoire de sa commune, à moins de 150 mètres « de toute parcelle cadastrable ». La préfecture de la Drôme avait demandé la suspension dudit arrêté au motif qu’un maire n’est pas compétent pour prendre des décisions sur l’utilisation de produits phytosanitaires

En tant qu'associée de Jardin'enVie, je suis allée devant le tribunal, pour dire qu’il est possible de cultiver sans aucun pesticide, y compris ceux encore utilisés en bio. C'est ce que nous faisons sur 5 hectares depuis 10 ans,

Une centaine de personnes étaient rassemblées place de Verdun.

En s'appuyant sur les variétés paysannes et la coévolution du vivant (voir la vidéo ci-dessous), nous pouvons dès à présent cultiver sans aucun pesticide et revitaliser les sols pour réduire l'impact des bouleversements climatiques, stopper l'érosion des biodiversités et retrouver le plaisir de saveurs intenses et variées. Réussir les transitions sociales et économiques c'est gagner en pouvoir de vivre ! Seuls les paysans ne pourront pas grand chose. Alliés aux citadins tous les espoirs sont permis. Cela vous tente ? Pour devenir coopérateur de Jardin'enVie et/ou Humuscité, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..