Communiqués que nous signons ou relayons

La biodiversité cultivée
est aussi une affaire de métiers.

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Pour une reconnaissance du métier d'Artisan Semencier.

Historiquement, la sélection et la production de semences constituaient une pratique et un savoir-faire paysan, et plus modestement des jardiniers. L'exode rurale, l'évolution des modes de vie, des technologies et de l'organisation de l'économie ont profondément bouleversé cette situation.

Quand plus de 85 % des aliments commercialisés dans les magasins bio sont issus de semences présentées comme « modernes » (dont des hybrides F1, CMS, OGM cachés...), les postures de principe qui refusent toute évolution ne tiennent plus. Quand plus de 75 % des variétés traditionnelles ont disparu de la circulation depuis 50 ans, il est plus que temps d'arrêter l’hémorragie.

 

Loi biodiversité : encore une occasion manquée pour la biodiversité cultivée !

 

 

Nous, artisans1 semenciers, producteurs de semences de variétés-population2, travaillons pour améliorer le goût et la qualité nutritive des aliments, dans le cadre des réalités de notre temps : la semence, le milieu et le mode de culture déterminent la qualité de l'alimentation. Ces exigences professionnelles définissent notre métier et mobilisent des savoir-faire, des connaissances, des compétences, des moyens matériels et immatériels spécifiques. Notre capacité à les réunir est fortement restreinte par les artifices réglementaires actuels.

La dernière loi sur la biodiversité, adoptée le 20 juillet 2016, les maintient pour l'essentiel. Notre activité reste donc limitée à la seule conservation. Il est pourtant urgent