Loi biodiversité : encore une occasion manquée pour la biodiversité cultivée !

Nous, artisans1 semenciers, producteurs de semences de variétés-population2, travaillons pour améliorer le goût et la qualité nutritive des aliments, dans le cadre des réalités de notre temps : la semence, le milieu et le mode de culture déterminent la qualité de l'alimentation. Ces exigences professionnelles définissent notre métier et mobilisent des savoir-faire, des connaissances, des compétences, des moyens matériels et immatériels spécifiques. Notre capacité à les réunir est fortement restreinte par les artifices réglementaires actuels.

La biodiversité cultivée est aussi une affaire de métiers

Le potager dun curieux PB270111 Tomate ananas noire Tomate coeur de boeuf rose

Pour une reconnaissance du métier d'Artisan Semencier.

Historiquement, la sélection et la production de semences constituaient une pratique et un savoir-faire paysan, et plus modestement des jardiniers. L'exode rurale, l'évolution des modes de vie, des technologies et de l'organisation de l'économie ont profondément bouleversé cette situation.

Quand plus de 85 % des aliments commercialisés dans les magasins bio sont issus de semences présentées comme « modernes » (dont des hybrides F1, CMS, OGM cachés...), les postures de principe qui refusent toute évolution ne tiennent plus. Quand plus de 75 % des variétés traditionnelles ont disparu de la circulation depuis 50 ans, il est plus que temps d'arrêter l’hémorragie.