Jardin'enVie utilise et expérimente des méthodes de cultures qui permettent de faire avec le vivant, de le respecter plutôt que de lutter contre lui.

Les différents choix de conduite des cultures peuvent s'observer comme le montre cette photo, prise à la sortie de l'hiver. A gauche l'une de nos parcelles, couverte d'engrais verts. A droite celle d'un producteur qui utilise les pesticides. Nous sommes régulièrement dénigrés en raison de l'apparence mal tenue de nos parcelles !

Toutes les semences que nous proposons sont issues de modes de culture économes en intrants tout en privilégiant la fertilité des sols, le taux d'humus, la biodiversité, les symbioses.

  • Utilisation exclusive de semences paysannes 1, sauf cas exceptionnels 2
  • Culture sur butte permanente et utilisation d'engrais verts en mélange pour travailler et améliorer la fertilité des sols sur le long terme tout en produisant des aliments
  • Amendement basé sur l'apport de bactéries, de mycorhizes, d'extraits de plantes ou d'humus lorsque nécessaire, via des composts fabriqués par nous-mêmes ou achetés
  • Utilisation de préparas biodynamiques (préparas du compost, bouse de corne préparée et Silice)
  • En dernier recours, utilisation du patenkali (potasse et magnésie) pour compléter l'amendement.
  • Serres froides ou bioclimatiques (une serre équipée d'une couche chaude de notre conception pour les semis précoces ou tardifs. Le terreau est chauffé entre 20 et 30°C maximum).
  • Utilisation d'extraits de plantes (ortie, consoude, prêle, fougère, romarin, sauge...) pour stimuler les défenses immunitaires des plantes, limiter le développement des champignons pathogènes, repousser les ravageurs. Notre objectif est de limiter au maximum l'emploi des extraits de plantes à effet « pesticide » car nous souhaitons favoriser l'équilibre des écosystèmes et observer le comportement des plantes "portes graines" lorsqu'elles doivent se débrouiller par elles-mêmes
  • Nous refusons tout pesticide ou engrais de synthèse, mais aussi de nombreux produits autorisés en agriculture biologique. Par exemple, nous n'utilisons pas de bouillie Bordelaise, puissant toxique pour la vie des sols.Seules exceptions en dernier recours : le savon noir et le ferramol (uniquement sous serre pour protèger les jeunes semis et plants lorsque nous sommes en rupture de répulsifs à base de plantes)
  • mini larve coccinelle
    Larve de coccinelle
    La lutte biologique grâce à la flore et la faune auxiliaire est privilégiée. Nous favorisons leur présence naturelle (désherbage limité au strict nécessaire, haies, friches, cultures spécifiques...). nous procédons à des lâchers d'insectes auxiliaires en derniers recours (chrysope, nématodes, macrolophus)
  • Pas de métaux lourds (ni sulfate de cuivre, ni souffre). Du cuivre peut être utilisé à très faible dose à titre d'essais.
  • Culture en plein champ privilégiée. La serre sera de plus en plus utilisée pour nous prémunir des aléas climatiques aux conséquences économiques graves de plus en plus fréquents.
  • Arrosage minimum, au goutte à goutte de préférence (eau venant soit de puits, de sources, ou du canal de la Bourne)
  • Rotation et associations de cultures dont cultures sous couvert
  • Paillage (cailloux, paille, herbes ou film plastique suffisamment épais pour être retiré et recyclé)
  • Désherbage mécanique lorsque nécessaire ou dès que possible.
  • Récoltes à maturité culinaire ou botanique selon les besoins ou les caractéristiques des plantes

Pour contribuer à ce que chacun puisse se forger une opinion, nous participons à De Ferme en Ferme. Le dernier week-end d'avril, vous pouvez participer à des visites guidées où nous répondons à toutes vos questions. C'est mieux que rien, mais ce n'est pas suffisant : facile de prendre une vessie pour une lanterne lorsqu'on ignore tout d'un domaine d'activité lors d'une simple visite ! Nous envisageons d'aller plus loin à l'avenir, en organisant sur une journée pleine des rencontres avec des consommateurs, d'autres professionnels, des associations de consommateurs pour examiner en détails les conséquences de nos choix respectifs, les progrès accomplis, ou les difficultés rencontrées. Nous adhérons à Minga qui expérimente un outil d'analyse des filières, dans le but d'intégrer toujours plus d'équité économique, d'exigences sociales et démocratiques à nos pratiques métiers et commerciales. Seul le manque de moyens nous empêche pour le moment de consacrer les ressources nécessaires à cette démarche bien plus intéressante à nos yeux que l'achat d'une prestation auprès d'un organisme privé de certification.

Nos lieux de production sont situés en Drôme et Ardèche à :

Bourg-lès-Valence, La Baume Cornillane, Malissard, Valence, Châteauneuf sur Vernoux, Pont de l'Isère

  1. Semences de variétés-populations, sélectionnées pour nos modes de cultures, produites par nos soins, l'un des membres du Réseau Semences Paysannes ou un producteur dont nous savons qu'il utilise des méthodes de culture, d'obtention et de sélection cohérentes avec nos choix et engagements.
  2. Nous pouvons utiliser d'autre types de semences pour les essais et recherche que nous menons. Les récoltes qui en sont issues ne sont pas commercialisées.