Foires et événements

Aucun pour le moment. Nous espérons vous retrouver pour les foires de 2021. Mais tout dépendra de notre capacité à viancre ensemble l'épidémie Covid-19, tout en assurant la survie économique. Les semences paysannes dépendent d'abord d'un travail de réseau impliquant de nombreux partenaires, que nous ne sommes plus en mesure d'assurer pour le moment.

Jeudi 17 décembre, nous avons organisé un marché de noël

La pluie était au rendez-vous. Elle n'a pas éteint la chaleur humaine et la convivialité de belles rencontres entre exposants et habitants de l'agglomération, dans le respect des gestes barrières. De nombreux producteurs sont repartis à vide. Tous ont bien vendu. Après une année difficile pour la plupart, cela fait du bien ! Les sourires, les découvertes des visiteurs et la richesse des échanges redonnent l'espoir de lendemain fraternels et prospères : de plus en plus de personnes s'investissent pour changer leurs pratiques et s'aperçoivent que l'effort en vaut la peine. Faire le plein de saveurs variées sans culpabiliser, ce n'est pas moins de confort, mais plus de pouvoir de vivre !

Une belle Réussite !

Merci à tous les visiteurs qui ont permis de faire de cet événement un moment chaleureux et convivial malgré la pluie. Cet événement ponctuel, nous donne envie de jouer les prolongations et de renouveler l'expérience d'un marché à la ferme de Jardin'enVie.

N'hésitez pas à nous contacter si vous êtes intéressés pour participer aux prochains événements.

Dire qu'acheter en grande surface ou sur des marketplaces géantes nous précipite dans le mur climatique, tout en augmentant dépendance économique, inégalités et pauvreté est une chose. S'organiser pour faire vivre et déployer savoirs faire et pratiques métiers respectueux du vivant en est une autre. C'est ce que nous vous proposions avec ce marché. Evénement ponctuel, juste pour partager un bon moment. Ou qui peut se prolonger tout au long de l'année selon affinités. Faire à plusieurs est l'une des clefs pour utiliser les crises à venir comme un tremplin vers un monde où il fera bon vivre. Ce monde il se construit au présent. C'est aujourd'hui que nos choix petits et grand construisent le monde de demain. Tout reste possible. Un monde en commun ou un monde commun, comme le proclament plusieurs organisations de jeunes ?

Il y a trente ans, les mêmes communiqués existaient déjà. Depuis, pas grand chose n'a changé : les faits matériels suffisent à se convaincre que tout a empiré. Plus d'inégalités, concentration des capitaux, toute puissance de la GMS et des GAFAM, numérisation des métiers, émeutes de la faim, migrations climatiques, canicules et grêle de plus en plus fréquentes, biodiversités sauvage et cultivée en chute libre, sols massacrés, etc... Mais, en parallèle tout change : beaucoup d'invisibles se sont retroussés les manches, souvent au détriment de leurs intérêts personnels, de leur vie sociale et familiale. A la marge de la société, le monde d'après est déjà là. En chacun de nous. Tous les tremblements de terre sont précédés d'une multitude de micro-fissures imperceptibles. Nous vivons ce moment. Les mutations profondes, radicales sont inéluctables. Elles sont en route. Vers quelles sociétés nous conduiront-elles ? Quand arrivera le point de rupture ? Quelle sera sa violence ? Comment changer de paradigme en évitant une catastrophe humaine ? Comment éviter le point de rupture pour construire plus rapidement un monde où il fera bon vivre pour toutes et tous ? Nous proposons de rendre visible ces initiatives, de réunir les moyens nécessaires pour les amplifier, les dupliquer, les améliorer, selon les envies et les cas figure. Comment ? En générant l'envie de les rejoindre, de faire à plusieurs, de mutliplier les interactions, entre le métiers, entre les générations, entre professionnels et consommateurs. L'envie d'en faire émerger de nouvelles. Nous n'avons plus le temps d'attendre que tout le monde soit d'accord pour agir. Ce moment n'arrivera pas. Les conflits d'intérêt sont trop importants. Par contre nous pouvons nous nourrir des différences et désacords pour récréer à tous les niveaux, dans tous les registres, toutes les activités, la diversité dans laquelle les solutions émergeront. Construisons des ponts entre les désaccords et avançons.

Quelques photos de ces bons souvenirs :

Voir l'article de l'événement

Jeudi 17 décembre, Jardin’enVie a invité des producteurs et créateurs locaux à se rassembler le temps d’un Marché de Noël. De nombreux produits proposés à la vente dans une ambiance de Noël chaleureuse, dans et devant l’épicerie paysanne de Jardin’enVie. C'était aussi l'occasion, de faire découvrir l’AMAP de Bourg-Lès-Valence dont la distribution hebdomadaire a eu lieu pendant le marché de Noël.

Cette idée a germé pendant le re-confinement. Pendant de long mois encore, nous devrons faire avec le Covid19. A la ferme, nous pouvons accueillir en plein air en respectant le protocole sanitaire déjà testé avec succès lors de De Ferme en Ferme. L'équipe de Jardin'enVie a eu envie d'un moment à la fois festif et engagé, pour concilier lutte contre la pandémie et restaurer l'espoir en l'avenir.

Un marché "improvisé" et éphémère, à la fois sans prétention et ambitieux, comme une sorte d'extension de nos activités quotidiennes : le 17 décembre a permi d'accueillir d'autres entrepreneurs du coin. Tou.te.s utilisent des variétés paysannes ou intégrent dans leurs pratiques métiers des préoccupations d'intérêt général. De plus notre boutique à la ferme s'est dotée d'un espace épicerie pour proposer des aliments et autres produits essentiels à la vie quotidienne en provenance de producteurs et d'artisans engagés d'ici et d'ailleurs. Faire équipe avec le vivant, c'est aussi faire en réseau, riche de nos approches à la fois uniques, diverses et concordantes.

Ils étaient présents :

  • Bière de « La Brasserie des Utopies »

  • La Clairette de « Côté Cairn »

  • Gaufrettes, maroille, flammiche au maroille, « Des spécialités du Nord »

  • Miel, pollen, bougie et baume de « La Belle Butine »

  • Du pain de « La ferme des routes »

  • Des fromages de chèvre de « La Cabrette »

  • La sève de bouleau du « Cueilleur du Bugey »

  • Les œufs et les poulets de « La ferme de Jo »

  • Plantes médicinales et extraits végétaux pour les bobos du quotidien de « Natur »

  • Bijoux de « En Boucle »

  • Les pâtes fraiches de PastaFa

Et, bien sûr, toutes nos propositions habituelles : semences, plants, légumes et produits d’épicerie 100 % variétés paysannes. C'est l'occasion de découvrir de nouvelles productions de producteurs engagés à produire à partir de variétés paysannes : riz, huiles, pâtes, jus de fruits, farines, confitures, cidre, chocolats, cafés.... Ici ou là-bas, ils sont besoin de vous pour tenir, puis construire et permettre aux jeunes générations de prendre le relais.

TIGA programme national « Territoire d’innovation de grande ambition »

La grande ambition de Valence Romans, un des 24 territoires lauréats de ce programme est de :

  • devenir un territoire référence d’une nouvelle génération de Start-up, soucieuses de leur impact local et social

  • Stimuler les projets qui répondent aux nouveaux besoins des habitants sur les questions du bien vivre ensemble

A ce double titre, la candidature TIGA de Jardin’enVie / Humuscité / Terre Avenir Ville a été retenue.

Pour le développement des variétés paysannes, c’est une opportunité à ne pas manquer : plusieurs centaines de milliers d’euros pourraient être apportés, notamment par la Caisse des Dépôts, pour développer l’activité de Jardin’enVie, mais aussi pour financer des projets Humuscité comme la conception d’un atelier partagé de transformation et/ou de conditionnement/stockage/livraison avec aide à la contractualisation, destiné aux TPE/PME rurales et urbaines.

Au total, TIGA ce sont 450 millions d’euros pour 24 territoires sur 5 ans, ce n’est pas rien… en tout cas à notre échelle.

Mais dans le même temps, comme le révèle le « conflit de Canard » enchainé du 25/09/19, un élu local, également membre de la FNSEA, vient de se voir confier la distribution de 5 milliards du grand plan d’investissement du gouvernement. D’après vous, à qui pourraient aller ces milliards ? Au développement des variétés paysannes ou à des fermes-usines du genre poulaillers géants de 200 à 600000 poules ? Poules dont la moitié seront congelées et expédiées comme « poulet grand export » au moyen orient !.

Ici comme là bas, la concurrence déloyale vis à vis des producteurs, restaurateurs, métiers de bouche, ou épiciers qui tentent de respecter le vivant dans leurs pratiques métiers a de beaux jours devant elle. En marche toute pour le 20ème siècle !